Design et Histoires

Le blog de Jocelyne Leboeuf

Entrées du mars 2010

12 mars 2010    Art(s)/Histoire(s)

Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864 – 1930), peintre du pays guérandais

Un intrus dans un blog consacré au design…

La récente exposition du musée des Beaux-arts de Nantes, « Fascinante Italie, de Manet à Picasso (1853-1917) », présentait deux oeuvres d’un artiste très peu connu, Ferdinand Loyen du Puigaudeau, auquel j’avais consacré une monographie dans le cadre mes études en histoire de l’art à l’université de Rennes 2. Le texte qui suit est un extrait (avec quelques petites modifications) d’un article publié par la revue Arts de l’Ouest (1983-2, Rennes : publication de l’université de Rennes 2, 1983.

A l’époque de cette étude, l’enquête bibliographique avait vite été limitée. Les rares écrits consacrés à cet artiste étaient sommaires et peu précis. Mais j’avais eu la chance de pouvoir rencontrer la fille du peintre, Odette du Puigaudeau (écrivain et anthropologue) qui vivait alors au Maroc, à Rabat et avec laquelle j’ai entretenu de longs échanges épistolaires. Cette rencontre m’avait permis de faire connaissance plusieurs années plus tard avec Monique Vérité, Conservateur à la Bibliothèque nationale et qui a publié plusieurs beaux ouvrages sur cette femme passionnante qu’était  Odette du Puigaudeau.

Il a fallu également partir à la recherche d’oeuvres dispersées dans des collections privées avec l’aide précieuse de commissaires-priseurs. La tâche a été facilitée par l’importante concentration des collections dans la région. Au total une centaine de tableaux avaient pu être identifiés pour cette étude.

Le contexte de la recherche s’inscrivait dans une démarche encouragée à l’université de Rennes 2 par Denise Delouche qui consistait à étudier une partie de l’histoire de la peinture en Bretagne restée en marge de l’art officiel, tant académique qu’avant-gardiste. Le cadre théorique était défini par une approche stylistique définissant la place de l’artiste dans ses rapports avec les mouvements artistiques de son temps, et plus particulièrement par rapport à l’avant-garde, et sa singularité au regard du contexte régional dans lequel il s’inscrivait.

Dans les années 80 la cote de Puigaudeau,  classé dans les petits maîtres de la peinture, a été soudainement en hausse et un catalogue raisonné lui a été consacré par le galeriste Antoine Laurentin (édition Thierry Salvador, 1989).

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Tags: Art(s)/Histoire(s)